RONCQ AVEC VOUS
Faire vivre l’agriculture
Paysanne à Roncq
Ce numéro de rentrée
du magazine municipal est largement consacré aux questions qui touchent
la préservation ainsi que la mise en valeur de notre patrimoine naturel.
Depuis le début de ce mandat, la municipalité a en effet lancé un
certain nombre d’opérations visant à faire de Roncq une ville attentive
à son capital environnemental. L’ouverture de la boucle des deux
clochers en est un exemple récent.
Pour autant, l’effort est-il
suffisant ? Du point de vue de Roncq Avec Vous,
la valorisation
environnementale ne peut se limiter à une image. Elle doit également
permettre
de modifier
radicalement nos pratiques quotidiennes, en particulier en ce qui
concerne nos modes de consommation.
De ce point de vue, la
polémique qui a opposé cet été un hypermarché local à un distributeur
en produits frais
s’installant sur Roncq ne doit pas nous égarer. Aucun des deux n’est
en réalité en capacité
de proposer une offre commerciale qui prenne en compte les impératifs
d’une agriculture
réellement biologique.
Ceci, il est vrai,
malgré la mobilisation de ressources locales. A ce propos, notre groupe
a
déjà à plusieurs
reprises proposé en conseil municipal de s’intéresser au développement
des
AMAP (Associations
pour le maintien d’une
agriculture
paysanne) dont le principe
est très simple :
chaque semaine, un producteur local livre des paniers qu’il compose en
fonction des saisons
aux adhérents de l’association, qui s’engagent à les acheter tout
au long de l’année.
Le cahier des charges
stipule que les légumes doivent être biologiques, cultivés sans
pesticides. L’échange hebdomadaire permet également la rencontre avec le
cultivateur.
Ensemble, ils
définissent la diversité et la quantité de denrées à produire pour la
saison.
Ainsi, il est tout à
fait possible de proposer une alternative au diktat commercial des
grandes surfaces. Sur ce dossier, nous ne pouvons donc que regretter
l’absence de volontarisme de l’équipe municipale.
A titre de
comparaison, le maire de Wambrechies a récemment imposé un point de
vente collectif pour des producteurs locaux afin de contrer
l’implantation d’un distributeur commercial.
La municipalité serait
donc tout à fait dans son rôle en soutenant un projet de développement
durable qui pourrait fédérer l’ensemble du territoire Tourcoing-Vallée
de la Lys.
Nous regrettons donc
le manque de volonté de la majorité municipale. Notre ville a pourtant
une carte majeure à jouer sur ce dossier, sachant que ce pourrait être
aussi une manière de relancer l’idée d’un marché local qui faisait
partie des promesses électorales de la majorité et qui n’a pourtant
jamais vu le jour.
Thibault Tellier
