L'ombre bienveillante de la communauté urbaine sur le conseil municipal
jeudi 30.09.2010, 05:15 - La Voix du Nord
| RONCQ |
Les élus roncquois ont fait leur rentrée mardi soir avec au menu : le rapport de la Chambre régionale des comptes. Mais finalement, il fut beaucoup question de la communauté urbaine, notamment parce que Roncq a entériné son retrait du syndicat Lys Nord Métropole.
Il n'est qu'à moitié satisfait Vincent Ledoux. Certes le rapport de la Chambre régionale des comptes juge les finances de la ville saines, tout en soulignant des marges de manœuvres fiscales limitées. Mais le maire de Roncq estime que les juges n'ont pas tenu compte que la ville n'agit plus seule. « Depuis trois ans, nous évoluons dans une aire intercommunale renforcée. Les lignes bougent. La communauté urbaine se renforce alors que l'implication de l'État est incertaine. Les maires tentent d'innover et de dresser de nouvelles pistes. » La Chambre régionale des comptes demande à la ville de « redéfinir les objectifs accompagnant l'attribution des subventions aux organismes de droit public ou privé », notamment concernant la politique de la petite enfance. « Il faut que l'on progresse encore mais à notre rythme. Pour le service des familles, on a beaucoup travaillé en nous retirant petit à petit de cette association. » La municipalité veut ainsi éviter le conflit d'intérêt. « Avec les associations, il va falloir faire des contrats pluriannuels de projet, nous ne sommes plus dans une logique de guichet de subventions. » Le maire estime en conclusion que Roncq est « une maison dynamique dans laquelle la modernité est là ».
Évidemment dans l'opposition, Guy Plouvier n'a pas la même analyse. Il dénonce une politique libérale, notamment en raison des externalisations. « Mais l'externalisation n'est ni un dogme, ni un tabou. Ce n'est peut-être pas la meilleure des réponses. Je ne suis pas un ultra libéral, je suis un pragmatique », a martelé le maire.
Quant à l'achat d'œuvres d'art qui déplaît fortement à M. Plouvier, Vincent Ledoux s'est montré déterminé. « C'est un pan de notre politique.
Et nous sommes en deçà des 1 % des dépenses d'investissement comme
nous l'avions souhaité ! » Thibault Tellier, au nom de la gauche, a lui
réclamé une révision du partenariat de la ville avec
ANNE COURTEL
