l'office municipal des sports
(OMS).
DOMINIQUE SALOMEZ > dominique.salomez@nordeclair.fr
Quelles sont les missions de la CESAP ? Les missions de la nouvelle
commission extra municipale du sport et de l'activité physique ont été
présentées mardi par l'adjoint aux sports Antonio Da Silva : « Une
nouvelle organisation de la politique sportive est aujourd'hui
nécessaire pour plusieurs raisons : pour la rendre plus lisible par nos
concitoyens. Pour consolider le lien entre l'école et les associations
de sport et renforcer l'esprit de partenariat entre la Ville et les
associations de sport. Pour créer de nouveaux liens entre le monde
sportif et le monde de l'entreprise. Pour améliorer la visibilité du
sport à Roncq et préparer notre politique sportive à l'échelle de la
métropole. Enfin pour intégrer la dimension d'activité physique et
sportive aux défis majeurs de santé publique ».
Une politique sportive globale. La nouvelle approche municipale
intégrera plusieurs dimensions : éducative, culturelle, citoyenne.
« La santé, la bonne forme, le mieux-être : ça va bien au-delà des clubs
de sport, insistait le maire Vincent Ledoux, ça fait partie des enjeux
de l'art de vivre ». Et d'annoncer la mise en place d'un « diagnostic
forme » pour les agents municipaux de la ville et les élus. « Ce sera le
27 mai, Roncq sera la première collectivité de France à mettre en place
ce diagnostic ». L'édile a aussi souligné la volonté de la ville
d'entrer dans le programme EPODE (Ensemble, Prévenons l'Obésité Des
Enfants) : « Les enfants de CE1 suivront pendant trois ans un programme
avec des médecins. Faire du sport c'est aussi améliorer son capital
santé ».
Que disent les groupes d'opposition ? L'annonce de la création d'une
commission extra-municipale avait provoqué la démission de plusieurs
membres du bureau de l'OMS, dont le président Bernard Bara (Né du 22/01)
et des réactions de la part des élus des groupes d'opposition. Mardi
tous les élus, sauf Guy Plouvier pour Action roncquoise citoyenne, se
sont exprimés en faveur de la nouvelle approche municipale. Si en
janvier, il disait « condamner le plus fermement possible » la gestion
du dossier, Thibault Tellier, pour Roncq avec vous, s'est dit « pra
gmatique » vis-à-vis de la décision de la majorité. « D'abord parce que
l'OMS a réduit depuis quelque temps la voilure de son action, ensuite
parce qu'il n'y a pas eu de levée de bouclier de la part des présidents
des clubs ». Il ajoutait rejoindre le point de vue proposé : « Séparer
l'éducation, la culture, la citoyenneté c'est quelque chose de périmé.
(...) Nos ancêtres cultivaient et le corps et l'esprit ». Guy Plouvier,
lui, a déploré la fin de l'OMS : « On fera le bilan dans un an mais vous
allez compliquer quelque chose qui fonctionnait très bien », jugeait-il.
« Il faut évoluer, insistait le maire, dans trois ans ça ne sera
peut-être plus la bonne réponse et on évoluera encore ».
Composition et fonctionnement. La CESAP doit se réunir deux à trois fois
par an. Elle sera composée de 6 élus du conseil municipal, désignés
mardi soir : A. Da Silva, R. Desmet, S. Lafrenoy, A. Varlet et J.J Feron.
Des représentants des clubs sportifs, de la maison des associations, de
LMCU, de la direction régionale jeunesse et sports, du CCAS, du monde
l'entreprise, du service des sports de la Ville seront parties
intégrantes de la CESAP, ainsi que l'Inspectrice de l'Éducation
nationale. Des commissions thématiques seront aussi animées. Les
prochains axes de travail de ces commissions ont été précisés : les
actions sur les cibles spécifiques (seniors et salariés), patrimoine
municipal dédié aux activités sportives, communication de la dynamique
sportive, éducation, culture et citoyenneté.
Que reste-t-il de l'OMS ? Malgré la création de CESAP, l'OMS existe
toujours en tant qu'association. Un bureau a été élu samedi : « pour
gérer la fin de la saison », explique Didier Delzenne, le nouveau
président. La dissolution semble se profiler dans les prochains mois. En
attendant les « stages oxygénation » de l'OMS prévus cette semaine et
pendant les vacances de Pâques sont maintenus. Pour cette année en tout
cas.
Un cadeau de Noël finalement accepté à
l'unanimité
On s'attendait à ce que ce soit la CESAP qui soit
le plus sujet à débat mardi au conseil municipal. Perdu. C'est
l'acceptation de la friche DVL, cédée gracieusement par LMCU qui a été
l'objet d'une discussion soutenue. C'était le cadeau de Noël : LMCU
annonçait en décembre la cession gracieusement d'un hectare de friche
(anciennement DVL) destiné à accueillir le projet Actival 2 (Né du
23/12/10). Mardi, les élus étaient invités à voter la mutation foncière
des parcelles concernées. En somme, à accepter le cadeau que les élus se
réjouissaient de recevoir. Tous sauf Guy Plouvier. Seul représentant de
son groupe Action roncquoise citoyenne, a rappelé qu'il était contre le
projet d'Actival 2 et déclarait : « Ce bâtiment dégradé aura aussi une
vocation communautaire dès lors il n'aurait pas été logique de nous le
faire payer ». Dans les prochaines années, le projet Actival 2 devrait
proposer activités culturelles et économiques. Puis poursuivant, Guy
Plouvier expliquait tout de même vouloir payer ces parcelles cédées
gratuitement : « Pour ne pas être redevables (à LMCU et à Martine
Aubry). Que ça ne soit pas donné ». Une réflexion qui a eu le don de
faire écarquiller certains yeux. « Mais Monsieur Plouvier, la communauté
urbaine n'est pas un corps exogène : nous sommes LMCU ! » , s'exclamait
le maire Vincent Ledoux. S'en est suivi un échange qui a vu s'allumer
les micros tour à tour et intervenir des élus agacés de la position de
G. Plouvier qui n'en démordait pas. Pour lui, vu son état, la friche
n'est pas tant un cadeau. « Je m'abstiendrai ». « Roncq a un tissu
industriel fort, raser ce bâtiment aurait été comme une sorte d'amnésie
collective », répondait T. Tellier. « On n'a jamais dit de le raser,
mais qu'il reste à sa vocation : l'activité économique », poursuivait
Guy Plouvier. Sur ces échanges, Vincent Ledoux formulait un voeu « avoir
l'unanimité sur cette délibération ». Il aura été exaucé : Guy Plouvier
vote « pour ». Pour l'acception de la réserve foncière, pas pour le
projet. Mais quand même, l'unanimité : c'est encore Noël.w D.SA
