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     Débat d'orientations budgétaires : « Comment faire mieux avec moins ? »

jeudi 25.11.2010, 05:18 - La Voix du Nord

C'est un exercice incontournable. Le débat d'orientations budgétaires était à l'ordre du jour du conseil municipal mardi.

Comme toutes les villes, Roncq doit faire face à une stagnation de ses recettes tout en imaginant l'avenir.

1. LE CONTEXTE.- Roncq doit faire face à un budget « contraint » pour les prochaines années. La crise économique est passée par là, l'État se fait moins généreux et la réforme de la taxe professionnelle pose de nombreuses questions. Résultat : une hausse de recettes de moins de 1 % (quand l'inflation est annoncée à 1,5 %). « Nous sommes entrés dans une phase de grand gel des subventions de l'État,a constaté l'adjoint aux finances Patrick Bossut. Il faut donc mettre en place une stratégie responsable et innovante qui n'hypothèque pas l'avenir de nos enfants. » Vincent Ledoux, maire, a résumé ainsi la situation : « Comment faire mieux avec moins ? Nous avons un contrat fiscal avec les Roncquois, un contrat de confiance pour ne pas augmenter les impôts. Nous devons préparer la ville pour les nouvelles générations mais aussi prévoir le vieillissement de la population. » 2. LES ORIENTATIONS.- Le récent rapport de la Chambre régionale des comptes, qui a ausculté les finances communales, a demandé à la ville de poser des fondamentaux d'économies budgétaires. Roncq envisage donc une baisse des charges à caractère général de 10 % en quatre ans. La ville souhaite également ramener les coûts de personnel au niveau de 2009. Ils sont actuellement de 7,5 millions d'euros. L'objectif est d'atteindre 7 millions. « À chaque départ en retraite, nous nous poserons la question s'il convient de remplacer le poste ou non ou si nous pouvons faire différemment », a annoncé Patrick Bossut.

La ville souhaite également privilégier l'autofinancement et recourir de façon modérée à l'emprunt. « Le stock de dettes accumulées devra être de 515 E par habitant en 2014 quand la moyenne nationale des villes de notre strate est de 1 000 E par habitant.

 » Car Roncq a encore des projets et notamment l'aménagement d'un nouveau quartier (lire ci-contre).

Enfin les subventions des associations vont être revues. Certaines ayant un bas de laine leur permettant de faire face à plusieurs années de fonctionnement.

3. LE DÉBAT.- Pour Guy Plouvier, la ville suit les recommandations de la Chambre régionale des comptes. « Il était temps : les charges de personnel n'ont jamais été aussi élevées, les charges à caractère général n'ont jamais été aussi lourdes... » Mais le conseiller d'opposition à force de vouloir s'opposer, s'est pris les pieds dans le tapis des chiffres, notamment sur l'imposition locale. Or Vincent Ledoux l'a rappelé : « Depuis 2001, nous n'avons voté aucune augmentation d'impôts. » Le groupe socialiste s'est, lui, montré sceptique sur les économies. « Je trouve ce plan assez optimiste peut-être trop », a remarqué Éric Zajda. Il conteste notamment la baisse des charges de fonctionnement. « Imaginer plus de 2 % me paraît difficile. » Prochain round lors du vote du budget le 21 décembre. • A. CL


       Actival 2, un futur centre dans la ville et le noyau d'un nouveau quartier

jeudi 25.11.2010, 05:18 - La Voix du Nord

| RONCQ |

Le débat d'orientations budgétaires (lire ci-contre) a été l'occasion de faire le point sur les finances et de tracer, d'esquisser des projets. Après la rénovation du centre-bourg, la ville veut finir la transformation du Blanc-Four et réfléchir à un nouveau quartier autour d'Actival.

        Depuis près de dix ans, Actival 2 est une friche industrielle, propriété de la communauté urbaine. La crise économique a ruiné les espoirs de la voir renaître. Désormais la municipalité imagine un autre avenir sur le site. « Actival 2 est une formidable reconquête. Il faut nous rendre maître de ce site d'un hectare idéalement situé. » Vincent Ledoux, maire, fourmille d'idées pour transformer ce lieu symbolique. « Il est au milieu du Blanc-Four et du centre-bourg. C'est un lieu qui réconcilie notre territoire qui s'est longtemps divisé entre ses deux clochers. »Et c'est un nouveau quartier, appelé à Roncq « troisième centralité » qui émerge du site Coubronne au centre technique municipal. « C'est le concept de ville intense porté par la communauté urbaine. Le foncier est rare et l'agriculture est vitale et nécessaire. Il est intéressant de construire la ville sur elle-même. » Le maire imagine y installer le cinéma afin qu'il soit plus visible, la bibliothèque dans le cadre de sa mise en réseau, une cafétéria, une artothèque, mais aussi un lieu pour les grandes manifestations. « Nous n'avons pas besoin d'un temple à la culture figé. Nous imaginons un lieu qui bouge, qui s'adapte. » Le maire souhaite aussi déménager les terrains de tennis dans un lieu plus adapté et imagine une nouvelle salle de sports. « Dès la fin de ce mandat nous allons étudier toutes les possibilités. » Vincent Ledoux promet une concertation et annonce tous les emprunts entre 2011 et 2014 seront orientés vers Actival 2. « Et il ne faudra pas être frileux et morose. Est-on partisan d'une ville statique ou d'une ville dynamique ? » Le sujet ne laisse pas indifférent. Il y a l'opposition qui applaudit (le groupe de Thibault Tellier) et l'opposition qui s'insurge (Guy Plouvier). Celui-ci craint une urbanisation galopante, dénonce le déménagement des terrains de foot (non confirmé par la municipalité), un centre culturel dans une zone industrielle, faire du neuf avec du vieux... « Ce n'est pas l'urbaniste qui doit concevoir la ville mais le citoyen. » Le conseiller a promis un débat budgétaire houleux sur le sujet.

Position radicalement différente sur les bancs socialistes. Après avoir félicité le maire sur la transformation du Blanc Four, Thibault Tellier s'est enthousiasmé sur l'émergence d'un nouveau quartier. « Actival apparaît comme une ressource extraordinaire. La ville intense, c'est se réapproprier des espaces. Nous engageons ici l'avenir de nos enfants. Il y a des orientations que nous devons prendre en intelligence collective. Nous suggérons alors d'imaginer un éco-quartier... » Sur sa chaise, Guy Plouvier se sentait bien seul et face aux accusations de populisme du maire, il rétorque. « Un populiste, c'est quelqu'un qui a un amour immodéré pour sa commune et son peuple. Donc j'aime bien.. » Quitte à être impopulaire au conseil municipal. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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